Eh oui, mis à part la musique, je suis comme tout un chacun. J’ai des rêves, des aspirations, des causes qui me tiennent à cœur… J’avais entamé un blog sur la plateforme ECE, mais pour des raisons de practicité (je ne souhaite pas te perdre dans les méandres d’internet, petit lecteur !), l’ensemble de ses articles vont migrer ici. Dryanide le son coupé, qu’est-ce que ça donne ?…
Même si vous constaterez très vite que la musique reste toujours un peu présente…
Ce livre compte parmi les nombreuses et riches découvertes du temps de mon collège. Des fleurs pour Algernon est un roman de science-fiction de Daniel Keyes, publiée en 1966, qui remporta le prix Nebula du meilleur roman. Et ce n’est pas pour rien !
Algernon est une souris de laboratoire dont le traitement du Pr Nemur et du Dr Strauss vient de décupler l’intelligence. Enhardis par cette réussite, les deux savants tentent alors, avec l’assistance de la psychologue Alice Kinnian, d’appliquer leur découverte à Charlie Gordon, un simple d’esprit employé dans une boulangerie. C’est bientôt l’extraordinaire éveil de l’intelligence pour le jeune homme. Il découvre un monde dont il avait toujours été exclu, et l’amour qui naît entre Alice et lui achève de le métamorphoser. Pourtant, alors que l’on riait hier de sa lenteur d’esprit, désormais on le haït pour son savoir et ses facilités.
Mais un jour, les facultés supérieures d’Algernon déclinent. Commence alors pour Charlie le drame atroce d’un homme qui, en pleine conscience, se sent retourner à l’état de bête… Source:NooSFere
Ce roman, rédigé sous forme de journal intime -journal qui servira de base aux scientifiques s’occupant du cas de Charlie, nous offre la possibilité d’entrer complètement dans le personnage. Être attachant et désarmant au début, une transformation subtile mais désagréable s’opérera devant nos yeux, pour faire de ce fragile Charlie un homme arrogant involontairement. L’évolution du style d’écriture, du vocabulaire, a été très poussée et rend le livre encore plus fort.
La chute de Charlie sera assez terrible, et l’auteur réussira à retranscrire la douleur et toute l’émotion que cela implique pour notre héro.
Je conseille vraiment beaucoup ce livre ! Ci-dessous, après quelques temps de lutte, j’ai enfin réussi à retrouver LA couverture du bouquin qui s’est retrouvé entre mes mains
Mon intérêt vif pour la lecture n’est un secret pour aucun de ceux qui me connaissent. Comme ces comédiens qui considèrent la scène comme leur véritable lieu d’existence et d’expression, les livres sont pour moi une des bases essentielles de ma vie. Je ne me targuerais pas d’être une littéraire hors paire (et j’en suis très loin !), mais j’adore vraiment lire.
Véritable petit rat de bibliothèque, je n’ai jamais rien tant aimé que passer mes heures perdues parmi les livres, à voyager grâce aux mots déposés dedans. Mes plus belles découvertes se sont fait entre deux pages, mes plus beaux voyages dans le CDI de mon collège, et mes plus beaux rêves perdue au milieu des mots.
Romans, nouvelles ou essais; historiques, d’amour, d’aventure ou comique, toutes ces petites parenthèses littéraires toucheront tôt ou tard la sensibilité de chacun d’entre nous. Parce qu’on s’identifiera toujours inconsciemment à l’un des personnage, ou que la situation décrite pourra nous interpeller, éveiller des souvenirs en nous… Que ce soit des livres dits « classiques », des romans de jeunesse ou de gare… « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » comme le disait si bien Alfred de Musset.
La force et l’ivresse des mots… Quoi de plus fantastique ? Cette capacité, ce pouvoir indubitable qu’ont certains auteurs à nous plonger dans leur livre, à faire ressortir de façon exacerbé des sentiments, des sensations… Les écrivains sont des magiciens des mots; et moi, je crois en la magie !
Je ne connais pas toute la collection de ces auteurs classiques qu’il « faut » avoir lu, mais j’ai eu la chance de découvrir quelques perles qui méritent d’être connus. C’est pourquoi je me propose de vous présenter sur quelques articles, ces livres et histoires qui m’ont un jour touchée. Pour le plaisir toujours aussi vif de me replonger dedans… Qui sait, j’aurais peut-être donné envie à l’un de mes (rares ?) lecteur de courir à la librairie la plus proche pour se l’offrir…!
Lars von Trier, considéré comme un des plus grands réalisateur européen, a su marquer le public par des films touchants et inhabituels. Vous le connaissez tous certainement comme le génialissime réalisateur de Dancer in the dark, ce film tendre et cruel mettant en scène la célèbre chanteuse islandaise Björk (qui lui valut le prix d’interprétation). Mais que connaissez-vous d’autre de sa filmographie ?
Je reconnais que personnellement, je suis loin d’être une inconditionnelle du cinéma. Je n’en connais donc certainement pas davantage que vous (pour ne pas dire moins). Cependant, j’ai eu l’occasion de voir une pépite de ce grand réalisateur, pépite qui lui valut d’ailleurs de faire découvrir Emily Watson et de recevoir le Grand Prix du Jury lors du festival de Cannes de 1996.
Breaking the waves est de ces films que l’on oublie pas. Je prendrais ici mon exemple : j’ai eu l’opportunité de le voir il y a de cela 3 ans, et il me hante encore.
Au début des années soixante-dix sur la côte nord-ouest de l’Ecosse, la communauté d’une petite ville célèbre à contrecœur le mariage de Bess, jeune fille naïve et pieuse, et de Jan, homme d’âge mûr qui travaille sur une plate-forme pétrolière. Leur bonheur va être brisé par un accident qui va paralyser Jan.
Lars von Trier a organisé ce film comme un véritable roman. Les différentes parties de l’épopée de notre héroïne sont découpées en grands chapitres. Comme une pause dans le déroulé d’une vie, ils nous laissent la possibilité de réfléchir sur ce qui s’est passé sous nos yeux voyeurs. Nous nous retrouvons face à un arrêt sur image d’un paysage écossais, accompagné soit du bruit d’une musique inspirante, soit des sons de la nature même.
Filmé caméra à l’épaule, et mis en scène de façon exceptionnellement réaliste, Lars von Trier nous fait voyeur autorisé de l’amour éperdu qui lie Bess à Jan. Il nous laisse voir les tréfonds les plus beaux, mais également ceux les plus ignobles, vers lesquels l’amour peut jeter chacun de nous. Bess, passionnée, sera poussée aux extrémités les plus malsaines et les plus inimaginables pour protéger celui qu’elle considère comme son existence même.
Cette jeune femme, que nous découvrons au début encore un peu enfant, naïve et profondément pieuse, va peu à peu se transformer sous nos yeux troublés en un être totalement déboussolé et brisé par l’accident qui vient perturber son bonheur neuf. Elle fera les pires choses dans l’espoir fou de sauver son amour perdu. Bess vivra la pire des déchéances par amour pour Jan, car sans lui son existence n’a plus de sens.
La fin du film laisse le spectateur sans voix et ému jusqu’au larme. Et l’on vient à remettre sa propre conception de la vie, de l’amour, de la mort, du lien qui nous unit les uns aux autres, face à ce destin brisé devant nos yeux. Et l’on rêve qu’un amour aussi puissant, qui brise les barrières et les obstacles, n’existe pas seulement dans l’esprit d’un homme, mais vienne un jour nous toucher aussi de sa grâce. Au-delà de tout ce qu’on pourra vivre pour le protéger, le bonheur sera toujours présent, car on aime et l’on est aimé. Finalement, n’est-ce pas l’essentiel ?
C‘est en discutant avec un ami que j’ai commencé à entendre parler de la Mulâtresse Solitude. Intriguée par son histoire, j’ai voulu en apprendre davantage sur cette figure de la résistance des esclaves noirs en Guadeloupe.
Mulâtresse Solitude, du nom qu’elle se donna elle-même plus tard, naquit vers 1772. Issue d’un viol que sa mère subit d’un marin sur le bateau qui l’emmenait en Guadeloupe, elle vécut ses huit premières années avec sa mère, qui avait fuit sa plantation. Avec l’euphorie de la Révolution, la France décréta l’abolition de l’esclavage dans ses colonies. Solitude rejoignit alors une communauté marronne et choisit de lutter contre l’esclavage en devenant Nègre Marron. C’est là qu’elle choisit de se nommer ainsi.
Malheureusement, Napoléon Bonaparte rétablit l’esclavage en 1802, sous la pression des grands planteurs. L’Assemblée Nationale décida alors de placer les colonies sous un statut d’exception pour maintenir l’esclavage. Cette décision déclencha un grave conflit entre les troupes Napoléoniennes et les bataillons noirs de l’armée républicaine. Solitude décida alors de se rallier à l’appel de Louis Delgrès et combattit à ses côtés pour la liberté.
Survivante de la bataille du 8 mai 1802, elle assiste à la résistance et aux morts héroïques d’Ignace et de Delgrès. Ce jour-là, Solitude se fait arrêter et est condamnée à la pendaison. Elle fut exécutée 6 mois plus tard, le 29 novembre 1802. Solitude avait 30 ans, et la veille, elle venait de donner naissance à un enfant. Ce dernier lui fut arraché pour s’ajouter aux biens d’un propriétaire d’esclaves.
Solitude était une maîtresse femme, courageuse et volontaire. Elle se battit jusqu’au bout pour éviter une vie d’esclave à l’enfant qu’elle portait en elle. Les grands planteurs et ses principaux ennemis la caricaturaient en la présentant comme folle :
Elle laissait éclater, dans toutes les occasions, sa haine et sa fureur… Et cette malheureuse allait devenir mère ! Solitude n’abandonna pas les rebelles et resta près d’eux, comme leur mauvais génie, pour les exciter aux plus grands forfaits ». A. Lacour – « Histoire de la Guadloupe » (1858)
Ces fameux « plus grands forfaits » correspondait à la résistance des noirs face au rétablissement de l’esclavage par Napoléon.
Une statue, que vous pouvez voir ci-dessus, fut dressée à la mémoire de la Mulâtresse Solitude au carrefour de la Croix, sur le Boulevard des Héros à Les Abymes (Guadeloupe) en 1999.