Ecrit le 9 mai 2008 cet article a fait beaucoup débat sur mon ancien blog, et a même été cité par quelques sites et forums malgaches… Comme quoi :)

Article découvert par hasard en flânant du côté de mes potes; je vous le livre en intégralité, mais vous pouvez le retrouver à l’adresse suivante :
http://hashaldjin.skyrock.com/article_1201291478.html

Attention : certaines parties du texte qui suit pourraient en choquer certains. Malheureusement ne sont décrit ici que des faits historiques. J’espère que vous pourrez en apprendre davantage grâce à ça sur l’histoire coloniale de la France à Madagascar.


Petit homme blanc jadis pour qui te prenais-tu ?
Qui t’a dit que l’inconnu ne valait pas beaucoup plus qu’une laitue
J’ai entendu des frères me décrire des horreurs… A croire que le colon
n’as pas supporté le décalage horaire…

Tout commence un Mercredi, un Mercredi comme les autres pour les députés du Palais Bourbon, seulement voilà ce 23 février 2005 est soumis à l’ordre du jour un projet de loi concernant les colonies…
De quoi s’agit-il vraiment ?
« Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer »
Article 4 de la loi française n°2005-158

Je vous propose de prendre comme exemple l’Algerie ou l’Indochine, non cette fois ci j’aimerais vous parler de Madagascar…

1642 : Début de la colonisation de l’île, les “conquérants” vont instaurer pendant des mois une administration brutale et une politique de violence. Il faut rappeler qu’à cette époque, certains scientifiques identifient la race noire ou hindoue comme égale au chainon manquant entre l’homme et le singe… Cela n’a donc rien d’étonnant que “l’homme blanc” batte son animal de compagnie…

1670 : Un nouveau gouverneur est nommé, son rôle ? Représenter la France dans l’île (rien que ça me direz vous …). Lui aussi, imitant l’exemple de ses prédécesseur, s’impose avec arrogance et dureté. Il provoque la guerre entre Français et Malgaches, seulement cette fois-ci, l’occidental, pourtant plus avancé technologiquement, se fait chasser du territoire qu’il vient de conquérir. “C’est un comble, ses habitants rejettent à la mer leur bienfaiteur!”

Le mauvais choix de la métropole pour désigner ses représentants à Madagascar lui vaudra maintes péripéties… Si bien que la France échoue à Madagascar durant tout le XVIIème et XVIIIème siècle…

1815 – 1818 : Après une vaste attaque britannique, toutes les îles à proximité de Madagascar tombent a l’ennemi. Un peu plus tard l’île est rendu aux Français et les Anglais débarquent à Madagascar…

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Interlude : Histoire des Merinas

Il n’y avait jamais eu, avant la domination Merina, aucune confédération entre les diverses populations qui habitaient Madagascar.
Au XVIIè siècle, le royaume Merina avait repoussé les peuples hostiles des hauts plateaux pour fonder Tananarive.
Au XVIIIè siècle, le royaume fut morcelé, et divisé entre les descendants, rivaux du roi.
Mais à la fin du même siècle le roi au pouvoir s’empara d’Ambohébatrino et de Tananarive, capitales des deux royaumes, et restaura par conséquent l’unité Merina.
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Lorsqu’il fut établi que Madagascar n’était pas une dépendance de l’île Maurice, les Anglais changèrent de tactique, ils soutinrent que l’île était un territoire indépendant sur lequel aucun peuple ne pouvait élever de prétention, et décidèrent d’aider un des peuples dominant de l’île, les Merinas
Sir Robert Fahquar, gouverneur anglais de Madagascar

Le fils du roi prend la tête du pays sous le nom de Radama Ier et en 1825, il attaque les villes protectorat français et prend finalement d’assaut Fort–Dauphin (la plus grande base militaire française).

1828 : Ramada meurt, c’est alors que sa femme est proclamée reine, à la tête d’un gouvernement constitué d’un petit groupe d’hommes puissants. Ce gouvernement se déclare aussitôt hostile à tous les européens, si bien que tous les résidents français et anglais sont chassés de l’île.

Avril 1888 : Attaque vigoureuse des camps retranchés sur le littoral, fortement mis à mal par des Merinas. La France subit un nouvel échec.

1885 : traité de Paix entre Français et Malgaches

1890 : L’Angleterre reconnaît le protectorat français et abandonne définitivement la colonisation de Madagascar.

1894 : La France vote les crédits nécessaires pour mener une expédition de grande envergure afin d’imposer un protectorat qui s’étendrait à tout l’île.

29 janviers 1895 : le poste avancé français est attaqué par des milliers de guerriers merinas. A son tour la France contre–attaque en prenant d’assaut un camp retranché. La bataille terminée, les survivants malgaches furent jetés dans les ravins par leurs assaillants.

6 septembre 1895 : Le palais royal est investi et la reine contrainte à l’exil après avoir signée le protectorat.

14 décembre 1895 : L’administration de Madagascar précédemment rattachée au Ministère des Affaires étrangères passe désormais sous le contrôle du Ministère des Colonies.

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AVERTISSEMENT: Certains des textes qui vont suivre peuvent choquer le public non averti

C‘est au drame de Mananjary que se rattache l’affaire des prisonniers jetés d’avion. Le 15 mai 1947, l’affaire des «bombes vivantes» était à la Une des journaux parisiens. Le forfait resta d’ailleurs de nombreuses années impuni, et «le Baron», son auteur, devait devenir une figure légendaire, un héros decoré de l’aviation en Indochine, où tout le monde connaissait ses antécédents. Là encore, campagne de presse aidant, un crime d’exception en arriva à passer pour la norme de la répression.

A Moramanga, d’où était partie la révolte, les officiers donnèrent “quartier libre” aux tirailleurs sénégalais, les encourageant à tirer “sur tout ce qui bouge”. Ce fut un massacre généralisé. Les cadavres jonchaient les rues. Un ingénieur français qui visita la ville tout de suite après le massacre fit un rapport disant que ce qui venait d’arriver était comparable au massacre nazi d’*Oradour-sur-glane*.

A Moramanga, 170 personnes furent enfermées dans des wagons à bestiaux. Pendant plusieurs jours, les wagons restèrent stationnés en plein soleil et les prisonniers n’avaient ni eau ni nourriture. Sous prétexte de “calmer” leurs hommes, les officiers français autorisèrent les soldats à aller vider les fusils-mitrailleurs sur les wagons. Une centaine de Malgaches furent ainsi tués. Les autres furent sortis, blessés pour la plupart, du reste des wagons. On les enferma dans les entrepôts frigorifiques de Moramanga et, le 8 mai 1947, après des semaines de tortures et de privation de soins et de nourriture, tous les survivants furent fusillés.

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