Suite et fin du concert de Tiken Jah Fakoly, samedi 26 avril 2008 au Zénith de Paris…

Le public se déchaine, et la fosse se remplit d’un coup. C’est bien la première fois de ma vie que même assise dans les gradins, je devrais lutter pour pouvoir apercevoir la scène. Toute la salle est debout pour accueillir Tiken Jah, et ma petite taille ne m’aide en rien à voir au-dessus de mon géant de voisin de devant. J’ai encore la gorge nouée par la vidéo, mais le groupe ne me laisse pas le temps de me reprendre. Les cuivres, la basse, la guitare, les claviers, la batterie, les choristes… Ils arrivent et attaquent direct le répertoire tant attendu. Pas le temps de s’émouvoir, le rythme entrainant des morceaux nous lance dans une ronde effrénée.
J‘ai abandonné l’idée de me rassoir, et avec ma sœur, on se trémousse avec énergie sur tous les morceaux. Même nos parents, pourtant fervent admirateur de Tiken Jah Fakoly, n’arrivent plus à suivre le rythme et se rassoient, fatigués. On ne nous laisse pas un seul instant de répit. Tous les morceaux s’enchainent dans un rythme soutenu. Et entre deux, le grand Tiken Jah, idole parmi les idoles de mon cœur (si vous ne l’aviez pas encore compris), nous parle.
Eh oui, en plus de faire des morceaux bien construits, il leur donne également l’intelligence des textes. Et nous offre derrière un vrai discours engagé. Non, tout n’est pas la faute de “l’homme blanc”, les tords et problèmes africains sont partagés. Tiken Jah Fakoly dénonce d’un côté et de l’autre, rassure des deux côtés et veut nous offrir une plus belle image de l’Afrique que celle qui circule. Comment ne pas adhérer ?
Mêlant des nouveaux titres et ses morceaux les plus connus, tantôt animant, tantôt calmant, chantant avec le public ou discutant avec chacun de nous, notre propre conscience du monde, le grand Tiken Jah Fakoly a réussi à faire de ce concert une vraie exception. Et ce n’est pas les déchainés qui m’entouraient qui risquent de me contredire !
Tags: Afrique, Concert, Reggae, Tiken Jah Fakoly

Designed and coded by