Un instrument, une passion… Le vibraphone

Comme un blog sert aussi un peu à raconter sa vie, et que je n’aime pas beaucoup déroger à cette règle universelle (mon ego surdimensionné ne me laissant que peu de choix dans tous les cas), je m’en vais vous conter une histoire… Celle d’un instrument qui a fait son entrée dans une vie (la mienne en l’occurrence), de façon assez inopinée.

Vibraphone ? Kezako ?
J’ai souvent eu affaire à ce petit regard interrogateur, limite suspicieux, parfois un brin pervers de la part de mes amis/connaissances. Celui-là même que vous emprunter très certainement derrière votre ordinateur.
Contrairement à ce que son nom laisse imaginer dans l’esprit de quelques-un, il ne s’agit en rien de ce petit instrument très prisé chez certaines personnes de la gent féminine… Celui censé combler les manques d’une vie amoureuse (…) un peu trop calme… Que nenni ! Mais alors que se cache-t-il derrière ?

Petite” présentation académique :
inspiré du marimba, cousin germain plus imposant du xylophone, le vibraphone a été inventé en 1916 par Hermann Winterhof (retenez bien ce nom, il ne vous servira jamais !). Il s’agit d’un bel et grand instrument à percussion, de la branche des claviers.
Hybride, il emprunte au marimba, entre autre, sa taille et ses longs tubes situés en-dessous. Mais, comme il faut faire preuve d’originalité (sinon il se serait appelé marimba !), ses larges lames sont constituées d’aluminium, ce qui lui confère une tenue de note nettement supérieure à ses cousins. Et un changement “infime” en entraînant un autre, ce loufoque d’Hermann s’est dit qu’il était vraiment ridicule de sur-élever les “touches noires” (référence au classique et sans originalité piano), et que les mettre dans le même plan que les “touches blanches” était tout aussi bien. Normal !
Ça c’est pour l’aspect purement physique de notre bidule.

Mais ces petits changements, s’ils en sont, ne sont rien à côté des innovations que ce brave Hermann apporte avec son vibraphone. Premier instrument répertorié à moteur (oui oui, vous avez bien lu), ce dernier a pour premier travail d’actionner les petites “ailettes” placées dans chacun des tubes du vibraphone. Ces ailettes, en tournant, brassent de l’air et participent ainsi activement à justifier le nom de l’instrument en faisant vibrer la note. Comme pour les pianos (quel coquinou ce vibraphone, il pique toutes les bonnes idées aux meilleurs !), l’instrumentiste a la possibilité de jouer à la pédale. En effet, une bande de feutre, placée sous les lames, permet de les étouffer, et la pédale permet de les “libérer”.
Comme le moteur est une super invention, et comme pour les voitures, le musicien a tout le loisir d’accélérer ou ralentir la vitesse des “ailettes”.

Pour clôturer cet exposé, je vous parlerais des différentes techniques de jeu: comme tout instrument à percussion, les possibilités sont assez diverses. Personnellement, je ne conseille pas le jeu à la main (qui se finit de façon très douloureuse pour vos phallanges, pour un résultat peu optimal !), mais le jeu aux mailloches.
D’abord utilisé en jeu à 2 baguettes, une nouvelle technique s’est développée bien plus tard : le 4 baguettes. Pour ceux qui s’interrogent comment on peut faire tenir 4 baguettes avec seulement 2 mains… Ci-dessous une petite illustration !

jeu4baguettes

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