Suite et fin de cette aventure musicale au milieu d’une “Rue au Grand Palais”…
Et là… THE révélation. Notre animateur préféré recommence à s’agiter avec énergie sur scène, sous les applaudissements de la foule en délire… Bon peut-être pas autant, mais agitée en tout cas ! Il annonce alors dans un cri ultime que lui seul sait faire un “Hoooocccccuuuuuussss Poooocccccuuuuussss”… tonitruant… Première réflexion (intelligente évidemment) qui me viens à l’esprit : “Tiens c’est drôle, ça me fait penser au film“. Mais sur scène entre une charmant jeune homme, accompagné de nombreux jeunes musiciens, à la place des 3 affreuses sorcières que j’imaginais.
Un piano, des cuivres, des cordes… Les yeux ronds, on se regarde totalement surprises avec Diana. C’est un remake du grand Oxmo qui se pointe devant nous, ou une réelle innovation musicale qui nous attend ? 73 touches c’est le nom de l’album qu’il nous présente. J’aime bien. Ca fait très piano, vous ne trouvez pas ? On attend quand même d’en avoir le cœur (et les oreilles) net ! “Hip-Hop” nous laisse sans voix.
Hip hop ? Les diamants énormes sur les lobes ?
Hip hop ? Les taspés qu’ont oublié leurs robes ?
Hip hop ? Les baskets et les casquettes ?
Hip hop, j’crois qu’ça se passe plutôt dans la tête…
Hip hop ? Les sapes extra extra larges ?
Hip hop ? Les dollars comme seul objectif ?
Hip hop, c’est juste un esprit positif…
Le piano de “73 touche” fait vibrer mon cœur au diapason avec la musique. Deux amours réunis sur un même morceau… Le rap et le jazz. Diana et moi nous regardons. Epoustouflées. Scotchée d’admiration.
J’envie ces mains déliées sur les 73 touches
Noires et blanches
J’admire ces vies dédiées,
Miles, Billy Holiday et
Ce timbre étrange.
J’envie ces mains déliées sur les 73 touches
Noires et blanches
J’aime ces variations cuivrées,
Le swing des ballets,
Le silence.
Un saxophone lance ses notes lancinantes en un magnifique solo. On n’arrive pas à parler, on écoute c’est tout. Le monde autour de nous est coupé. Mais pourtant…
Mais pourtant, nous sommes ramené à la réalité par des jets de canettes jaillissant du public vers le groupe. Là encore nous voilà scotchées… D’ahurissement. Les gens huent au solo de saxophone, et nos oreilles choquées entendent un de nos voisins sortir “Mais c’est quoi ça ? C’est pas de la musique ! Il est passé où le DJ ?”.
La culture ne s’invente pas, et savoir apprécier les belles choses non plus manifestement. C’est sur ces tristes notes et c’est paroles affligeantes que s’est vu terminer ce ravissant concert d’Hocus Pocus. Mais après tout, pourquoi pas ? Je partage une perle et un souvenir indestructible avec une amie, que certains ne sauront jamais apprécier. Ça me va, l’unicité
Tags: Concert, Hocus Pocus, Jazz, Rap


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